Publié le Mardi 11 Octobre 2011 à

Actualité > Economie

L’électricité plus chère en Belgique à cause de la fermeture des centrales nucléaires allemandes

Rédaction en ligne

La fermeture le 15 mars de sept centrales nucléaires allemandes a entraîné une augmentation de 4,5 euros par MWh, soit environ 8 % des prix de l’électricité en Belgique sur la bourse Endex. Il s’agit de la référence pour les consommateurs industriels.

Par ailleurs, la fermeture de toutes les centrales allemandes d’ici 2022 va entraîner une hausse d’environ 20 % du prix de l’électricité en Belgique sur le marché au comptant, estime la Commission pour la régulation de l’électricité et du gaz (CREG) dans une étude.

Après la catastrophe de Fukushima, le gouvernement allemand a décidé de fermer 7 centrales nucléaires. Ce qui a entraîné, d’après la CREG, une hausse à court terme de 4,5 euros par MWh des prix de l’électricité en Belgique sur l’Endex.

La CREG ne parle pas de l’impact sur les (petits) consommateurs résidentiels, car ce prix dépend notamment des coûts de distribution, de transport et des taxes, a précisé un porte-parole. Le prix total de la facture d’électricité pour le client résidentiel en Belgique dépend, pour environ 40 pc, du prix sur le marché de commerce en gros.

La CREG a également constaté que l’Allemagne n’est plus exportateur mais importateur d’électricité depuis le 15 mars. Enfin, si 12.008 MW de capacité nucléaire sont supprimés en Allemagne d’ici 2022, le régulateur belge de l’énergie s’attend à une hausse d’environ 20 pc du prix de l’électricité sur le marché au comptant en Allemagne et, en raison des liens entre les marchés, à une augmentation en Belgique.

Voir l'article sur sudinfo.be >

Le CEO d’Electrabel Philippe Van Troeye estimait hier dans L’Echo que le prix de l’électricité pourrait doubler dans les années à venir car les prix actuels sur le marché ne permettent plus aucun investissement. Il insistait sur la nécessité de créer un cadre qui permette d’investir dans de nouvelles centrales, que ce soit pour remplacer les vieux outils ou servir de back-up aux renouvelables. Ce qui devrait entraîner une augmentation des prix de l’électricité elle-même, qui représente aujourd’hui une vingtaine de pour-cent de la facture.

« Nous sommes un industriel aux racines belges, nous voulons investir dans des outils de production locaux, mais pour cela, il faut les conditions de rentabilité nécessaires. Au prix actuel de 40 euros par MWh, il n’est plus possible de valoriser un investissement. Il n’y a pas de miracle. On ne peut pas vouloir un prix bas, vouloir du renouvelable qui coûte beaucoup plus cher et qui rend certaines centrales classiques non rentables, et en même temps avoir la sécurité d’approvisionnement. Ce n’est pas possible! Il faut rester connecté à la réalité », dit le patron d’Electrabel.

Oui, elle va augmenter…

Selon le Bureau du Plan, les producteurs d’énergie devront effectivement investir 62 milliards d’euros d’ici 2050. La transition vers les énergies renouvelables coute en effet cher aux producteurs. Et même la Commission de Régulation de l’Electricité et du Gaz (CREG) le confirme: la facture va forcément grimper. « Ces investissements auront un coût et ce sera aux producteurs de savoir comment ils vont réaliser ces investissements et quel sera l’impact sur la composante énergie de la facture. »

Non, elle ne peut pas doubler

Mais l’énergie ne représente que 35% de la facture d’électricité. La distribution en représente 50% et les taxes 15%.

Voir l'article sur RTL.be >