À l’échelle belge, la mesure risque de coûter plus qu’elle ne rapporte. Le Fédéral y gagnera, contrairement aux consommateurs et aux communes.

Le CEO d’Electrabel Philippe Van Troeye estimait hier dans L’Echo que le prix de l’électricité pourrait doubler dans les années à venir car les prix actuels sur le marché ne permettent plus aucun investissement. Il insistait sur la nécessité de créer un cadre qui permette d’investir dans de nouvelles centrales, que ce soit pour remplacer les vieux outils ou servir de back-up aux renouvelables. Ce qui devrait entraîner une augmentation des prix de l’électricité elle-même, qui représente aujourd’hui une vingtaine de pour-cent de la facture.

« Nous sommes un industriel aux racines belges, nous voulons investir dans des outils de production locaux, mais pour cela, il faut les conditions de rentabilité nécessaires. Au prix actuel de 40 euros par MWh, il n’est plus possible de valoriser un investissement. Il n’y a pas de miracle. On ne peut pas vouloir un prix bas, vouloir du renouvelable qui coûte beaucoup plus cher et qui rend certaines centrales classiques non rentables, et en même temps avoir la sécurité d’approvisionnement. Ce n’est pas possible! Il faut rester connecté à la réalité », dit le patron d’Electrabel.

Oui, elle va augmenter…

Selon le Bureau du Plan, les producteurs d’énergie devront effectivement investir 62 milliards d’euros d’ici 2050. La transition vers les énergies renouvelables coute en effet cher aux producteurs. Et même la Commission de Régulation de l’Electricité et du Gaz (CREG) le confirme: la facture va forcément grimper. « Ces investissements auront un coût et ce sera aux producteurs de savoir comment ils vont réaliser ces investissements et quel sera l’impact sur la composante énergie de la facture. »

Non, elle ne peut pas doubler

Mais l’énergie ne représente que 35% de la facture d’électricité. La distribution en représente 50% et les taxes 15%.

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